Travail du polisseur

Une fois les gammes opératoires prêtes, les tâches de chacun définies, et les éventuelles mesures de protection prises, le travail du polisseur peut commencer : il existe toutefois plusieurs techniques distinctes, chacune d’entre elles menant à un résultat visuel et esthétique différent.

Les techniques de préparation :

Les premières opérations du polisseur prépareur permettent d’éliminer grossièrement les aspérités les plus importantes.

Le meulage (ou lapidage) :

Le meulage s’effectue sur un disque en fonte (lapidaire) de différents diamètres et recouvert d’un papier abrasif plus ou moins grossier.

Le feutrage :

Le feutrage, comme le meulage, prépare une surface avant le polissage proprement dit.

L’opération consiste à enduire de pâte abrasive un disque en feutre, préalablement taillé de forme adaptée à la pièce que l’on va travailler, pour adoucir au maximum la surface avant de la polir.

Adoucissage (ou émerisage) :

L’adoucissage prépare par abrasion les surfaces à polir ou à satiner de manière à supprimer toutes marques profondes d’usinage.

La technique du polissage proprement dite :

Abordons à présent la deuxième signification du terme polissage qui définit une technique particulière dans le cycle des opérations confiées au polisseur.

Située après les diverses techniques de préparation et avant les techniques de finition, elle consiste à polir les pièces à l’aide de disques en toile (lin, coton ou autre) imprégnés de pâte plus ou moins abrasive et montés sur des tourets pouvant tourner à différentes vitesses selon la matière de la pièce.

Sous l’effet de la pression, la chaleur qui en découle peut atteindre localement et très brièvement des températures très élevées. Le métal alors semble couler (les professionnels utilisent le terme «fluer», on parle alors de «fluage» de la matière). Le choix et la succession des abrasifs (granulométrie) est très important pour obtenir une surface au poli parfait.